Le loisir, le sport, et l’Etat québécois
L’intervention de l’État dans ces domaines résulte d’une vision sociale qui a fait l’objet de nombreuses déclarations officielles. Dans ce contexte, l’intervention de l’État dans les domaines du loisir et du sport a pour objectif de garantir que la pratique d’activités récréatives et sportives procure les bénéfices sur les plans de la santé physique et mentale, du bien-être individuel et collectif, de la qualité de vie et du développement civique et social.
Pour s’acquitter de sa mission en matière de loisir et de sport, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport trace les grandes orientations, élabore les programmes et stratégies d’intervention qui en découlent, puis suscite une organisation qui favorise l’atteinte de ses objectifs.
Il lui revient de s’associer des partenaires, de leur attribuer des responsabilités et de leur fournir le soutien requis pour la réalisation de leur mandat.
Les associations, un modèle d’intervention
L’organisation associative est l’un des lieux majeurs d’expression des besoins et de l’engagement des citoyennes et citoyens en matière de loisir et de sport.
Grâce au bénévolat, le milieu associatif constitue sans contredit un levier majeur pour le développement du loisir et du sport. Il permet à l’État de décupler les ressources financières investies dans ce domaine. En misant sur le milieu associatif comme partenaire principal, le Québec a adopté, il y a déjà plusieurs dizaines d’années, une approche d’intervention originale et efficace.
Les bénévoles sont devenus des acteurs et des partenaires indispensables du gouvernement, des municipalités et de tous les corps publics. Le partenariat a permis de canaliser les efforts des bénévoles et du personnel du milieu associatif en particulier, décuplant ainsi les sommes investies par le Ministère dans les domaines du loisir et du sport.
De nombreux organismes québécois, qu’ils soient du milieu municipal, scolaire ou privé, ont des activités qui ont des incidences sur le loisir et le sport, mais ce sont les organismes du milieu associatif qui constituent pour l’État, le levier principal de développement.
En effet, les fédérations et associations québécoises de loisir et de sport sont enracinées dans toutes les régions, voire les villes et les quartiers du Québec, leur dynamisme tenant à l’intérêt des citoyennes et citoyens à l’endroit d’un loisir ou d’un sport en particulier. Enfin, l’engagement de centaines de milliers de bénévoles fait des organismes nationaux de loisir et de sport un moyen unique et incontournable de poursuivre des objectifs jugés d’intérêt public par la communauté.
Le bénévolat représente, à n’en pas douter, la pierre angulaire de l’organisation québécoise du loisir et du sport. Les multiples rôles et responsabilités assumés par les bénévoles font d’eux des figures indispensables pour rendre le loisir et le sport accessibles à l’ensemble de la population.
En soutenant les organismes nationaux de loisir et de sport, le Ministère les reconnaît comme des organismes d’utilité publique, il en fait des partenaires dans la gestion et le développement de ces domaines d’activités, tout comme il encourage la contribution de leurs bénévoles au mieux être de la population et à la qualité de vie au Québec.
La problématique des assurances et le mandat du Regroupement Loisir Québec
La problématique vécue par plusieurs organismes en matière d’assurance a préoccupé le Ministère. Le Regroupement a été mandaté pour décrire concrètement la situation et proposer des solutions durables aux problèmes soulevés, notamment celui de la hausse faramineuse des primes d’assurance suite aux évènements du 11 septembre 2001.
Suite à un appel d’offres sur invitation, le Regroupement a d’abord souscrit à une assurance qui couvre tous les administrateurs et dirigeants, bénévoles ou non, des fédérations nationales de loisir ou de sport, et de leurs instances régionales et locales sans but lucratif.
Puis, fort du succès réalisé avec l’assurance des administrateurs et dirigeants, le Regroupement a négocié et souscrit un second produit d’assurance, la responsabilité civile générale.